Déguster un sakéLe saké est un élixir fascinant pour les
amateurs de bonnes choses, un challenge pour les dégustateurs. Il permet une infinité
d'accords avec de nombreux mets, pas uniquement issus de la cuisine japonaise. Il peut sembler peu expressif au premier abord, mais c'est là toute sa magie. Le saké révèle de subtiles saveurs sur une échelle de nuances qui oblige à pousser toujours plus loin le seuil de détection de nos papilles.
Chaud, à température ambiante, ou frais ? Au Japon, le saké se déguste accompagné de petits plats appelés o-tsumami ou encore "saké-no-sakana" (littéralement "poisson pour le saké"). Il se boit également en accompagnement des plats raffinés de la cuisine Kaïseki, la grande cuisine japonaise. Comment servir un saké ?
Essayer frais dans un premier temps dans un verre à vin blanc. A noter que si l’on veut respecter les usages de convivialité, le saké se sert généralement à 5-6 cl afin de conserver sa fraicheur, mais surtout de créer un prétexte à multiplier les moments de partage. A quel moment le déguster ? En apéritif, le saké est léger et rafraichissant c’est une boisson originale pour ouvrir l’appétit. Quelques amuses bouches recommandés : poulpes à l’huile d’olive ou sardines sur du pain grillé, du jambon cru, légumes marinés ou boutargue et radis. En entrée, sur des huitres, ou du foie gras, par exemple. Au cours du repas : avec tout type de saké sur des légumes grillés, cuisinés simplement ; avec un saké délicat et fin comme un ginjo sur du poisson cru ou cuit, des crustacés et des coquillages ; avec de la viande blanche ou viande rouge grillée, des plats en sauce, pour les sakés plus secs et aux saveurs affirmées. Avec du Fromage : le saké est un excellent compagnon du fromage. Avec un karakuchi (saké sec), choisir une pâte molle ou une pâte persillée. Un saké pus doux ira sur très bien un fromage à pâte dure. Au dessert : le saké est excellent avec une tarte aux fruits, ou des desserts au chocolat. Découvrir le saké sur un menu simple à réaliser : en
entrée, des huitres tièdes aux zests de citron ou des Saint-Jacques
poêlées, sauce au beurre blanc en entrée. En plat, un filet loup en
papillote sur un lit de poireau ou un magret de canard aux oignons
confits et fruits rouges. Une patience, avec un granité de saké au zests
d’agrumes. Une assiette de fromages à découvrir avec le saké ; Sainte
Maure de Touraine, mimolette vieille, Livarot Enfin, en dessert, une
tarte aux fruits de saison.
Au moment de la dégustation : il faut observer, sentir, goûter de la même façon que pour un vin. La pureté et la finesse sont les premiers indices à rechercher. Noter la qualité de l'eau de source et l’empreinte laissée par les ferments, découvrir son degré d’acidité et décider de son aspect sec (le saké sera alors qualifié de "karakuchi") ou doux ("amakuchi"). Trois phases sont à décrypter : - le nez, ou "uwadachi-ka", - la bouche le "kichou-ka", - à peine avalé, le "fukumi-ka". Conseils pour une dégustation agréable : Comme évoque par ailleurs, le terme saké a longtemps fait référence à un produit fortement alcoolisé, et de piètre qualité. Ces aprioris sont tenaces et pourraient nuire à la découverte. Tout le travail de la personne proposant la dégustation sera de débloquer ses convives vis-à-vis du saké. Ainsi, il est recommandé de les mettre en garde avant de commencer la dégustation, de préférer le terme de « Nihon shu » à celui de saké, d’expliquer les origines ainsi que le mode de production, etc... La conservation du saké ![]() |