Les différents types de sakésChaque saké est qualifié par un adjectif qui renseigne sur une ou plusieurs de ses caractéristiques. La classification dite de "TOKUTEI MEISHOSHU", par exemple, renseigne sur la méthode de brassage ainsi que le niveau de polissage du riz.
Citons quelques-uns de ces adjectifs. LE HONJOZO : 30% DE POLISSAGE - AJOUT D'ALCOOL POSSIBLE Le riz doit être poli d'au moins 30%. De l'alcool distillé est ajouté en fin de fermentation. L'ajout d'alcool est pratiqué depuis des siècles par les brasseurs comme une mesure permettant de réduire les coûts de production. Ceci adoucit son goût et en fait un saké parfumé. Le HONJOZO, sec tout en étant souple, est un bon candidat pour le saké chaud.
C'est un pur produit de la fermentation du riz, sans alcool ajouté. Le riz utilisé pour la production du JUNMAI doit être poli d'au moins 30%. Le JUNMAI fait référence au saké pur dans le sens ou aucune adjonction n'a été faite au cours du processus de production. Il a une robe entière et riche et une acidité légèrement supérieure aux autres sakés. Il se sert frais, chambré ou chaud selon les goûts.
A l'image du JUNMAI, le GENSHU fait référence à un saké où aucune adjonction d'eau n'a été faite. L'addition d'eau permet entre autres de contrôler le degré d'alcool et la saveur finale du produit. Dans le cas du GENSHU, la magie s'opère uniquement par la fermentation du riz, laissant supposer du haut degré de maîtrise des TOJI pour contrôler chaque étape du processus afin d’arriver à un grand saké.
Le riz est poli de 40% minimum. Sans ajout d'alcool, il prend le nom de JUNMAI GINJO. Le degré de polissage du riz implique d'une part l'utilisation de levures spéciales et d'autre part une température de fermentation plus basse. Le GINJO est plus difficile que les sakés précédents. C'est un saké à la saveur légère, parfumée et très complexe. Il se boit frais ou chambré.
Le polissage peut parfois atteindre 75% ! De l'alcool peut être ajouté (DAIGINJO) ou non (JUNMAI DAIGINJO). DAIGINJO veut dire « grand GINJO ». Il est donc l'extension noble du GINJO. Il est brassé avec grande attention, dans le respect de la plus pure tradition. Tel un grand vin, ses prix peuvent atteindre des sommets. Le DAIGINJO a un goût léger, parfumé et fruité. Il se sert frais ou chambré.
C'est une désignation spéciale qui peut se combiner avec tous les types des sakés. Namazake signifie que le saké n'a pas été pasteurisé. Tous les sakés peuvent donc être NAMAZAKE. Il y a une touche fraîche et vivante dans ce saké. Il est à boire très rapidement et qu'il faut le conserver au frais pour ne pas réactiver les levures qui reprendraient le processus de fermentation.
Vieilli en fût ou en cuve, le Koshu a une robe très particulière, ambrée, parfois rouge.
Non filtré, ou filtré à travers des mailles plus grosses, le nigori présente un aspect laiteux caractéristique. Ce sont les particules de riz en suspension. Le nigori peut être considéré comme une forme ancestrale de saké dans la mesure où la filtration n'a été inventée par des moines qu'au VIIème siècle.
Les sakés pétillants sont assez rares. Même si certains d'entre eux ont reçu un ajout de gaz, la plupart fermentent directement en bouteille. Ils sont intéressant dans la mesure où ils sont également namazake, non pasteurisés.
Les cinq éléments important pour la qualité du saké >>> |