![]() Le shochu est une boisson distillée du Japon titrant aux alentours de 25 à 35 degrés d'alcool par volume. Ses origines remonteraient à l'époque Eiroku (16ème siècle), où les techniques de distillation venues du moyen Orient via les pays du sud de l'Asie (et notamment d’Okinawa) sont arrivées sur les iles principales du Japon. La région de Kagoshima, sur l’ile de Kyushu, est supposée être celle où pour la première fois on distilla des patates douces pour donner naissance au Shochu. Mais à Kyushu d’autres régions se sont rendues célèbres pour cette tradition : la région d'Oita, connue pour son Shochu à base de blé, la région de Kumamota pour son shochu à base de riz. Durant l’ère Edo, les techniques ont voyagé à travers tout l’archipel avant de s’améliorer considérablement pendant la période Meiji. La production de shochu s'est alors répendue à travers tout le Japon. Parfois surnommé "vodka japonaise", le shochu est une boisson très populaire et ces dernières années ont vu l'apparition de nombreux bars qui lui sont dédiée. ![]() LES DIFFÉRENTS TYPES DE SHOCHU Selon les ingrédients qui dont utilisés pour produire le sochu, le nom du produit final sera différent.
![]() L’ÉLABORATION DU SHOCHU Il est à rapprocher de celui de l'awamori (voir l'élaboration de l'awamori). Deux étapes sont nécessaires : une fermentation nécessitant un maltage préalable par l'intervention du Koji, suivie d'une distillation. La fermentation Tout comme pour le saké, les sucres complexes (amidon) contenus dans les éléments entrant dans la production de Shochu ne peuvent pas fermenter directement. Une étape de maltage est indispensable. Celle-ci est effectuer par le Koji, un champignon microscopique, qui va transformer les molécules d’amidon en sucres simples capables de fermenter sou l’action des levures. Le koji peut être de différents types, et appelé koji noir, blanc ou jaune. Chacun donnera des profils de saveurs bien particuliers au produit final. Cependant, il est intéressant de noter que le maltage est toujours effectué à partir de riz + koji, même si l'ingrédient de base du Shochu est autre chose que le riz. Vient ensuite la préparation du pied de cuve, le moromi. Celui-ci est élaboré en rajoutant des levures sur du riz qui a reçu le koji. Une fois que la fermentation a débuté, l'ingrédient principal (patates douces, sarrasin, ou autres) est ajouté. Les sucres de celui-ci vont fermenter durant quelques semaines dans les cuves. La distillation La distillation peut être simple, pour des shochus dont les taux d’alcool avoisinent les 24%, ou multiple si l’on choisit de faire un shochu aux alentours de 35% ou davantage. Maturation C’est une étape classique dans l’élaboration qui permet aux saveurs de se stabiliser. Le shochu reste ainsi quelques mois en cuve avant d’être mis en bouteille. Il est également possible de faire vieillir le shochu plusieurs années (minimum 3 ans pour un shochu « agé »). ![]() DÉGUSTER UN SHOCHU La meilleure façon de déguster un shochu est de le boire tel quel, mais il peut également être apprécié "on the rocks", avec une rondelle de citron ou une prune marinée (umeboshi), allongé avec un soda, de l'eau ou du thé (frais ou chaud), ou encore en cocktail. Le Far East, un cocktail à base de shochu : - 1 dose de shochu - 1 dose de liqueur de melon Midori - 1 dose de jus de citron Mélanger avec de la glace et servir dans une verre old-fashioned avec des glaçons. Garnir avec une tranche d'orange. ![]() Découvrrez notre sélection de shochu >>>
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